Seulement 7 ch en renfort
Outre-Rhin, les préparateurs sont capables du meilleur comme du pire. En général, leurs customisations haut de gamme sur base de berlines ou de coupé allemands héritent d'un "grain de sel" esthétique plus ou moins prononcé, en plus de soins bien dosés à leur mécanique. Ici, AC Schnitzer n'a pas fait dans la dentelle avec ce concept basé sur la déjà bouillante version M du Coupé BMW Z4. Sans doute jugé assez démonstrateur, son 6 cylindres en ligne n'a gagné que 7 ch et un chiffre rond dans l'affaire, grimpant à 350 ch. Rien que du classique dans les méthodes employées : reprogrammation du boitier électronique et ajout d'une nouvelle boîte à air. Ajoutez à cela un rapport de pont modifié pour viriliser les accélérations et les performances (non précisées) doivent faire un honnête bon en avant. Idem pour l'agilité de la bête, accrue grâce à des suspensions spécifiques, finement réglées dans les courbes du Nürburgring.
Un style un rien surchargé
Mais la « claque » visuelle laisse davantage de traces... Le coupé bavarois reçoit en effet une teinte bicolore orange et blanche qui exacerbe son style cartoonesque. Les menus détails de sa robe revisitée ne laissent pas non plus sans réaction : boucliers repensés, ouïes latérales censées évoquer la BMW 507, sorties d'échappement noyées dans le carbone, jantes 5 branches de 20 pouces... Le fin du fin : un petit aileron additionnel en haut du hayon, pas franchement indispensable vu son format riquiqui !
A l'intérieur, le noir ostentatoire se voit bousculer par une avalanche d'orange : sur le carbone de la planche de bord, les tunnels renfermant les compteurs, la console centrale, les poignées de porte... Des sièges baquets et des insignes AC Schnitzer sont bien sûr de la joyeuse fête.
Encore unique pour le moment, cette étude pourrait se muer prochainement en modèle commercialisé. Elle exposera sans nul doute sa brutalité plus que suggérée en septembre au salon de Francfort.
Un Touareg qui respire mieux
Notamment connu pour ses chasses au record de vitesse sur l'ancien circuit du Nürburgring, Edo Karabegovic, le parton d'Edo Competition, ne s'arrête décidément jamais. Ainsi, après ses récentes préparations sur base de Porsche 997 (550 ch), de Ford GT (610 ch), de Maserati MC12 (800 ch), de Ferrari Superamerica (540 ch), de Porsche Cayenne (620 ch) ou encore de Lamborghini Gallardo, le sorcier d'Ahlen nous gratifie cette fois du double effet Kisscool, à savoir deux nouveautés pour le prix d'une : le Volkswagen Touareg V10 TDI et la Porsche 996 Turbo, à la sauce allemande évidemment ! Dotés l'un comme l'autre d'une peinture flashy (une sorte de dégradé rouge et noir) , ces deux monstres disposent comme de coutume d'un équipement - calandre, bouclier, jupes- inédit auquel il convient d'ajouter quelques touches d'alu dans l'habitacle. Mais c'est bien sûr la partie moteur qui représente le gros du travail. Profitant notamment d'une reprogrammation électronique et de modifications du filtre à air (plus ouvert), le Touareg voit son V10 TDI passer de 313 à 360 ch (à 3 500 tr/mn) et s'offrir la bagatelle de 850 Nm de couple à 2 200 tr/mn. Résultat le 0 à 100 km/h est effectué en 6,9 sec et la vitesse de pointe est de l'ordre de 260 km/h. Enfin le SUV allemand reçoit des jantes de 22 pouces accompagnées de gommes 295/30 et des étriers de frein à 6 pistons (disques de 380 mm).
Proche de la Ferrari Enzo
La cure de vitamines est en revanche beaucoup plus impressionnante du côté de la Porsche 996 Turbo qui voit son 6 cylindres à plat gagner 165 ch (il passe tout de même de 420 à 585 ch à 6 790 tr/mn) et proposer désormais 780 Nm de couple à 4 530 tr/mn.. Côté performances pures, l'exercice du 0 à 100 km/h ne prend ici que 3,7 sec contre 4,2 sec auparavant et il faut compter 9,9 sec pour atteindre la barre des 200 km/h. Une vitesse à partir de laquelle il restera encore un bon bout de chemin à faire avant d'atteindre les limites du moteur, capable selon son préparateur de vous expédier à 345 km/h.